01 nov '22

‘L’espoir, toujours l’espoir’

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par Anne Peeters
Le sculpteur Koenraad Tinel de Vollezele a désormais quatre-vingt-huit ans. Début septembre, il a inauguré son exposition Angakok, pleine de nouvelles œuvres, à la Gare Maritime de Tour & Taxis.

‘Jeune pour mon âge? (il sourit) Je pense que c’est lié à mon travail. Tout le monde a besoin de rester occupé physiquement et mentalement. J’avais l’habitude de travailler des sculptures lourdes que je construisais à partir du sol. Purement par ma force physique, vitaliste presque. J’étais fier d’être si fort. Aujourd’hui, je travaille mes sculptures lorsqu’elles sont suspendues et après j’y ajoute une base. Regardez bien: tout s’élève vers le haut. J’aime aussi la symbolique de l’expression: sortir du sol. De la lourdeur vers la légèreté. Du désespoir vers l’espoir. Durant la guerre, quand j’étais enfant, j’ai vu des choses horribles. En fait, mon travail parle encore de toutes ces choses que j’ai vécues à l’époque.’